Télétravail : 5 sur 5, 3+2 ou 4+1 ?

Ah, la question de l’organisation du travail dans un monde post COVID ! Passionnante, et symptomatique des modes de raisonnement en entreprise. La majorité d’entre elles est passée d’une antique obligation de présence 5 jours sur 5 à un innovant « 3J au bureau et 2J en télétravail » voire « 4 jours au bureau et 1 jour en télétravail » : une révolution ! 

Le monde d’après a commencé

Pourtant, en y regardant de plus près, ces deux organisations souffrent d’une même limite : une relative rigidité ! Or, ce qui était vraiment difficile à vivre dans le monde d’avant, c’était cette rigidité de devoir pointer au bureau, de montrer que l’on était là aux aurores et que l’on partait au crépuscule pour suggérer son engagement professionnel, au détriment de la sphère privée et de son efficacité professionnelle réelle … bref, ce qui était difficile à vivre, c’était l’absence de souplesse et d’esprit critique dans l’organisation du travail 

Cette souplesse si précieuse lorsqu’on a beaucoup de travail à abattre seul et que l’on doit perdre temps et énergie dans les transports aux heures de pointe. Cette souplesse douloureusement absente lorsque son enfant est malade plusieurs jours et qu’on ne peut rester à proximité de lui tout en gérant nos priorités du jour. Cette souplesse illusoire enfin lorsque, comme chacun d’entre nous, nous avons des priorités importantes à gérer en parallèle de nos vies professionnelles à certains moments de la vie.   

Or, les modalités nouvelles, si elles se sont ouvertes au télétravail, n’en sont pas moins rigides. Quels jours devra-ton « se mettre en télétravail » comme si on se mettait en arrêt maladie, ou comme je l’ai entendu récemment « quels jours devra-t-on se mettre en RTT ? », excellent lapsus ?! Quelle liberté sera laissée aux salariés qui souhaitent au contraire travailler au bureau pour ne pas être dérangé par telle livraison, telle urgence domestique, telle obligation vis-à-vis de ses enfants, etc … ou qui, tout simplement, ne disposent pas du confort requis pour travailler sereinement chez eux ? Quel contrôle également, car le cas se produira, de personnes qui ne joueront pas le jeu en télétravail et en profiteront pour vaquer à d’autres occupations, au détriment des efforts du collectif sur les projets ?   

Souplesse et simplicité, leitmotiv chez 8pourcent

Nous avons été confrontés aux mêmes questions en cette rentrée chez 8pourcent. Après réflexion, nous avons privilégié la simplicité et souplesse en nous appuyant sur trois principes faciles à gérer par chacun d’entre nous :  

  • Principe #1 : venir au maximum au bureau, cela reste un postulat de base pour enrichir nos relations, nos réflexions, notre engagement et notre travail.
  • Principe #2 : utiliser le télétravail lorsqu’il y a besoin de souplesse, aussi souvent que nécessaire mais sans abus, pour allier efficacité professionnelle et gestion des aléas
  • Principe #3 : piloter le bon usage des 2 premiers principes, pour conserver dans le temps l’esprit de notre organisation du travail et réajuster les choses en temps réel si des cas un peu extrêmes venaient à se présenter.

Il ne nous reste plus qu’à tester cela et à en reparler dans quelques semaines pour voir si cette approche a été concluante ! 

 

En attendant de voir si notre façon de (télé)travailler a porté ses fruits, voici quelques bonnes pratiques pour (télé)manager.