Esport : le nouvel eldorado des marques

Un stade de 70 000 personnes, des centaines de milliers de spectateurs sur Internet, dix joueurs sur scène qui s’affrontent pour 32 millions de dollars. L’esport, entendez compétitions de jeux vidéo, n’a plus grand chose à voir avec l’image de quelques vieux adolescents se retrouvant, souris et clavier en main dans un hangar d’une banlieue lointaine pour gagner un an d’antivirus gratuit.
 

Certains « esportifs » ont des visas d’athlètes

Le terme esport porte souvent à débat. « Rien à voir avec le sport, il n’y a pas d’activité physique » lit-on souvent sur Internet. Pas plus que les échecs ou le tir à l’arc selon moi mais passons : le parallèle avec le sport n’est pas là.

Le marché de l’esport est aujourd’hui en pleine structuration. Des championnats nationaux, continentaux et mondiaux récurrents. Des ligues franchisées. Des équipes structurées avec des coachs, analystes, médecins, diététiciens. Des contrats à plusieurs millions de dollars pour les meilleurs joueurs : l’écosystème esportif n’a plus rien d’amateur.

Cette professionnalisation du marché a été rendue possible par une base grandissante de consommateurs fidèles. Là aussi, la croissance est fulgurante et rattrape bon nombre de sports traditionnels. La dernière étude Newzoo rapporte 380 millions de spectateurs en 2018 et une hausse de 20% par an.

L’esport, à en croire sa trajectoire depuis 10 ans, devrait ainsi générer jusqu’à 1,4 milliards de dollars en 2020. Les sources principales de cette somme restent les revenus publicitaires, ticketing, sponsorings, merchandisings… De quoi continuer à attirer des investisseurs, marques et sponsors avisés.
 

Nul n’est censé ignorer l’esport

Je m’explique. Historiquement, les premières marques à s’intéresser aux compétitions de jeux vidéo étaient endémiques au marché : fabricants d’ordinateur, claviers, souris etc. Mais depuis l’explosion de cette pratique et son entrée dans les habitudes de la jeune génération, on remarque une grande diversité des investisseurs.

Aujourd’hui, des marques, des chaînes de télévision ou de radio, des éditeurs de jeux, des organisateurs d’évènements, des agences de com, des magasins sont autant d’acteurs qui ont osé mettre le pied dans l’esport ce qui en fait un marché aux débouchés multiples.

Et les exemples de partenariats sont multiples ! Florilège de mes préférés : Paco Rabanne qui s’associe avec un site d’actu esport pour faire revivre une équipe légendaire mais disparue. Voyage-SNCF qui lance son équipe esport nommée Team Loco pour participer à des tournois régionaux. Le CIC qui finance des projets liés à l’esport. Ou encore : une marque de préservatif qui s’associe avec une équipe appelée Unicorns of Love. Ca ne s’invente pas.

Le marché est selon moi assez mature pour que tout projet autour de l’esport soit viable s’il est cohérent et correctement amené. Alors qu’attendez-vous ? L’eldorado de l’esport vous attend pour continuer à se développer, encore plus vite que Mario Kart avec un champignon !