Le numérique éducatif, une affaire d’expérience !

Si je vous dis innovations numériques, intelligence artificielle ou encore simulations immersives et technologie Blockchain, à quoi pensez-vous ? A une grande multinationale bancaire ou de l’assurance ? Et bien non ! Il s’agit tout simplement du projet de l’Ecole de Confiance annoncée par Jean-Michel Blanquer pour l’Education en France.

Après tout, qu’il s’agisse de la transformation digitale de l’éducation ou de l’entreprise, l’enjeu majeur est commun : comment mener sa transformation digitale pour proposer un parcours encore plus fluide et plus clair pour les utilisateurs ?

D’après moi, le niveau d’exigence est encore plus élevé pour l’éducation que pour une grande entreprise : car un client insatisfait peut changer d’entreprise. En revanche, un élève ou un professeur n’a pas d’autres alternatives possibles que l’école !

Alors pour que le numérique éducatif permette une expérience pédagogique bénéfique aux enseignants et aux élèves, voici quelques fondamentaux qui me semblent importants :

  • #1 Commencer la réflexion par les besoins clients en étudiant les usages et besoins des professeurs et des élèves pour que les outils numériques soient sources de réelle valeur ajoutée car alignés aux pratiques pédagogiques,
  • #2 S’assurer de l’environnement numérique des établissementspour que tous les établissements bénéficient du même niveau et de la même qualité d’équipement (débit performant, ordinateurs compatibles aux outils et logiciels déployés…) et puissent utiliser dans des conditions optimales ces nombreux services numériques,
  • #3 Accompagner le changement pour permettre aux équipes pédagogiques de s’approprier ces nouvelles façons d’animer les cours avec des dispositifs de formation mixant pratiques numériques et nouvelles méthodes pédagogiques (exemple de la classe inversée : le cours est visualisé à la maison et la mise en œuvre est réalisée en classe).

Car quoi qu’on en dise, le professeur reste le pivot central des outils numériques :  il les choisit, il les utilise et il forme ses élèves à ces nouveaux usages. Sa satisfaction est essentielle et c’est le défi de tous les acteurs de l’écosystème éducatif (Etat, collectivités, éditeurs…) que d’y répondre !